Patte de chien serré par main
Patte de chat contre main
Patte de cheval dans mains

Le métier de comportementaliste animalier

Le comportementaliste animalier (ou coach en comportement animal, ou consultant en comportement animal) est un professionnel spécialisé dans le comportement de certaines espèces d’animaux (chiens, chats, chevaux, …) et dans la relation « homme-animal ».

Il est là pour comprendre la cause du comportement indésirable :

  • inadéquation entre les besoins éthologiques de l’animal et son milieu de vie (activités, environnement, …)
  • origines (sociales, génétiques, …)
  • mauvaises habitudes
  • souffrance physique (problème interne, dysfonctionnement neurologique ou hormonal par exemple) afin de pouvoir rediriger l’animal vers son vétérinaire
  • les raisons pour lesquelles l’animal est renforcé par le fait de générer ce ou ces comportement(s)

Lorsque le comportementaliste aura la certitude que l’animal est en bon état physique, il mettra en place une série de « techniques de rééducations comportementales » adaptées et assistera le propriétaire de celui-ci afin que ce dernier puisse être (au plus vite) autonome pour entraîner son animal et le faire progresser. L’investissement du propriétaire est indispensable pour la réussite de la rééducation comportementale.

On oublie trop souvent que l’animal de compagnie fait partie d’un « système » familial et qu’il est important que ce dernier soit équilibré pour que tout le monde s’y sente bien. Le comportementaliste contribue à rééquilibrer ce système !

La « place » du comportementaliste se situe entre l’éducateur/professeur (qui entraîne des animaux qui n’ont pas de problème de comportement et/ou de gestion de leurs émotions) et le vétérinaire (médecins des animaux qui soigne les pathologies).

Le comportementaliste animalier doit :

  • pouvoir reconnaître les dysfonctionnements neurologiques ou hormonaux, et reconnaître les pathologies qui pourraient influencer le comportement de l’animal afin de re-diriger immédiatement le propriétaire vers le vétérinaire (habituel ou spécialiste en comportement)
  • connaître les éthogrammes élaborés par les éthologues afin de savoir et comprendre les comportements généraux spécifiques à une espèce définie
  • pouvoir assurer le relais entre le propriétaire et son vétérinaire, en transmettant à ce dernier les informations nécessaires à un suivi juste et adapté de l’animal. En aucun cas, il ne pourra se substituer au vétérinaire. Conseiller des médicaments au propriétaire lui est interdit
  • connaître et savoir appliquer les techniques d’entraînement animalier qui seront utilisées pour contre-conditionner et apprendre à l’animal de nouveaux comportements alternatifs
  • être en mesure de communiquer avec le propriétaire de l’animal afin qu’il comprenne pourquoi celui-ci génère des comportements non-désirés et lui apprendre comment devenir autonome pour entraîner son animal au quotidien.

Toutes ces connaissances s’acquièrent en suivant des formations dispensées par des professionnels reconnus par le « monde animalier » (professeurs en universités, vétérinaires spécialistes en comportement, entraîneurs internationaux, spécialiste en communication à l’accompagnement des propriétaires, …). La collaboration entre professionnels du monde animal est indispensable! Chacun a sa propre spécialité et personne ne pourra toutes les réunir « sous la même casquette ». Il est donc vital, pour le bien-être de l’animal, de savoir rediriger le propriétaire vers la personne qualifiée et pouvoir travailler en symbiose (en partageant les informations et la connaissance), ce qui est souvent le cas entre professionnels prônant le renforcement positif et dont le point commun est le respect du bien-être de l’animal

Il est également crucial que le comportementaliste animalier continue régulièrement à se former car les recherches et découvertes dans ce domaine ne cessent d’évoluer. S’informer et perfectionner ses connaissances est indispensable. Pour exercer ce métier, il faut être passionné, savoir observer les animaux et écouter leur maître. L’envie d’aider l’humain doit être tout aussi forte que celle d’aider l’animal.